DÉCRET CONCERNANT LA PROCÉDURE D'AUTORISATION DE CONSTRUIRE DE GRANDES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES
Le PS n’est pas fondamentalement opposé au solaire alpin, mais recommande de voter non au décret cantonal pour les raisons suivantes :
1. Pas n’importe où
Les parcs solaires alpins ne doivent pas se construire dans des zones protégées, tels que des parcs naturels ou des districts francs. Ces zones sont remarquables en termes de paysage, de faune et de flore. À titre d’exemple, le canton de Berne, dans sa procédure d’autorisation, vérifie si les sites choisis n’entrent pas en conflit avec des réserves naturels. C’est donc possible et souhaitable !
2. Pas à n’importe quel prix
Il faut privilégier les sites proches d’infrastructures bâties, comme par exemple des remontées mécaniques ou des cols routiers. C’est une raison économique et de bon sens, car ces espaces sont proches du réseau électrique, ce qui limite fortement les coûts liés à l’acheminement du matériel, et évite dan la plupart des cas la construction d’une ligne électrique.
En outre, la procédure induite par ce décret est critiquable :
- pas d’effet suspensif pour les recours déposés : que se passera-t-il si un recours aboutit alors que les travaux de réalisation se trouvent à un stade avancé ?
- le principe selon lequel le premier projet déposé sera le premier servi n’est pas raisonnable : encore une fois, le modèle bernois peut nous inspirer : des tables rondes sont organisées par l’autorité cantonale, qui joue son rôle de planificateur à même d’arbitrer les différents intérêts économiques, environnementaux et énergétiques, mais aussi d’éviter des problèmes techniques liés au raccordement électrique.
Nous pouvons faire mieux ! Refuser ce décret, c’est amener le Gouvernement à revoir sa copie, à embrasser plus fortement son rôle d’autorité planificatrice, comme il l’a fait tout récemment pour les huit nouvelles capacités de production hydroélectrique en Valais, décidées en mars 2023.